Phlébologie et cures thermales : un soutien pour les jambes lourdes. La phlébologie, la spécialité des veines, s’intéresse à ces troubles qui pèsent sur le quotidien : sensation de jambes lourdes, chevilles qui gonflent, présence de varices, parfois œdème douloureux, crampes nocturnes ou fourmillements. En cas d’insuffisance veineuse chronique, le sang stagne dans les membres inférieurs, le retour veineux vers le cœur se fait plus difficile et l’inconfort s’installe.
De plus en plus de patients cherchent une approche globale de confort, complémentaire aux médicaments et aux gestes techniques. Pour certains, une cure thermale en phlébologie, dans une station thermale spécialisée, peut aider à apaiser les symptômes, améliorer la circulation de retour et retrouver un peu de légèreté dans les jambes, sans promettre la disparition totale des varices ou des douleurs.
Phlébologie et cures thermales : points clés à retenir
Les cures thermales en phlébologie offrent un accompagnement axé sur le confort pour les personnes souffrant de jambes lourdes. Elles combinent immersion en eau thermale tiède, marche en piscine, douches localisées et techniques de drainage pour améliorer progressivement le retour veineux et réduire les œdèmes. La cure ne remplace pas les traitements médicaux (venotoniques, contention, gestes interventionnels) mais les complète. Les premiers effets peuvent apparaître après quelques jours, tandis qu’une cure de 18 jours stabilise les bénéfices. Pour prolonger l’amélioration, il est recommandé de maintenir une activité physique adaptée, la contention quand elle est prescrite et des habitudes de vie favorables à la circulation.
Qu’est-ce que la phlébologie et quand envisager une cure ?
La phlébologie étudie les veines et les troubles qui y sont liés. En cas d’insuffisance veineuse chronique, les parois se dilatent, les valves internes se ferment mal, le sang redescend et stagne. Viennent alors les signes bien connus : lourdeurs dans les jambes en fin de journée, gonflements des chevilles, œdème plus ou moins marqué, varices visibles, crampes nocturnes et fourmillements.
En pratique, une cure thermale en phlébologie se discute lorsque ces symptômes persistent malgré une prise en charge classique, avec par exemple :
- des médicaments veinotoniques à base de diosmine ou associés à d’autres extraits,
- une contention ou compression veineuse par bas ou collants adaptés,
- des gestes ciblés comme la sclérothérapie ou un traitement par laser endoveineux.
Pour préparer ce type de prise en charge et mieux comprendre le parcours de soin, certains patients consultent des ressources pédagogiques en ligne qui détaillent les étapes d’une cure, les bilans à réaliser et le rôle du médecin thermal, comme le propose coeurthermal.com dans une logique d’information structurée et de coordination avec la phlébologie de ville.
Le médecin traitant ou le phlébologue peut alors proposer une cure pour les jambes lourdes, en complément. C’est souvent dans les dossiers, comme le rappelle régulièrement la Société Française de Phlébologie, que se joue cette indication partagée entre confort, prévention de l’aggravation et soutien du quotidien.
Comment une cure thermale agit sur le retour veineux et le tonus des veines
Dans les faits, les soins thermaux jouent sur plusieurs leviers. L’immersion en eau thermale tiède, la pression hydrostatique et la marche en piscine stimulent la pompe musculaire du mollet. Cela aide à améliorer le retour veineux et à soutenir le tonus veineux, avec une amélioration de la circulation veineuse ressentie progressivement.
Le passage répété en couloirs de marche, associé parfois à un bain carbogazeux proche d’un aérobain, contribue à la désinfiltration des tissus et à la réduction d’œdème. C’est sur la durée de la cure que les effets se consolident, grâce à la répétition quotidienne des soins.
À noter, la sensation procurée par l’eau thermale, souvent décrite par les curistes, regroupe l’effet apaisant de la chaleur modérée, la diminution de certaines douleurs et une détente générale. Une étude réalisée autour de 2014, évoquée dans plusieurs congrès, a montré une amélioration des scores de douleur, de jambes lourdes et de qualité de vie après une cure de 18 jours, ce qui rejoint ce que beaucoup rapportent sur le terrain.

Les principaux soins thermaux pour jambes lourdes et varices
Dans une station thermale dédiée, les soins thermaux pour les troubles veineux s’organisent en parcours. Viennent ensuite les soins en piscine, les applications locales, parfois des séances de rééducation veineuse encadrée. On retrouve notamment :
- des bains bouillonnants pour masser les jambes et réveiller la microcirculation,
- des couloirs de marche en piscine, à contre-courant léger, pour activer les mollets,
- des douches au jet dirigées sur les jambes, parfois alternant chaud et tiède,
- des compresses ou pulvérisations locales d’eau thermale sur les zones douloureuses,
- une thérapie décongestive combinée dans certains centres, mêlant drainage, exercices et bandages légers,
- d’autres soins ciblés sur la désinfiltration et la réduction d’œdème au niveau des chevilles.
D’après mon expérience, nombre de curistes décrivent vers le cinquième ou sixième jour une sensation de jambes moins pesantes, des chaussures plus faciles à enfiler et un inconfort moindre en soirée. Un vrai soulagement pour les mollets, même si les varices restent visible.
Durée des cures, mini-cures et compléments au quotidien
Une cure 18 jours correspond au format conventionné le plus fréquent, avec en général 4 à 6 soins quotidiens, six jours sur sept. C’est ce temps répété qui permet la rééducation du système veineux, la diminution progressive des gonflements et un meilleur confort de marche. Une mini-cure de 5 jours, proposée par certaines structures comme les Thermes de Balaruc-Les-Bains, peut offrir un premier contact, non remboursé, pour découvrir les effets de l’eau thermale.
En pratique, la cure ne remplace pas les autres mesures. Les traitements veinotoniques, notamment ceux contenant de la diosmine, gardent leur place quand ils sont utiles. La contention ou compression veineuse reste un pilier, tout comme la poursuite d’une activité physique régulière, la gestion du poids et les séances de kinésithérapie si besoin.
Pour prolonger l’amélioration de la circulation veineuse après la cure, plusieurs habitudes peuvent aider :
- marcher au moins trente minutes par jour, si possible sur terrain souple,
- surélever les jambes quelques minutes en fin de journée,
- éviter la position assise ou debout immobile trop prolongée,
- privilégier des vêtements non serrés au niveau des cuisses et des mollets.
FAQ sur les cures en phlébologie
Une cure en phlébologie remplace-t-elle les veinotoniques ou la sclérothérapie ?
Non. La cure vient en complément des médicaments veinotoniques, des bas de contention et des techniques comme la sclérothérapie ou le laser endoveineux. Elle agit surtout sur le confort, les jambes lourdes, certains œdèmes et la qualité de vie, mais ne supprime pas les veines variqueuses déjà installées.
Faut-il avoir des varices très visibles pour profiter d’une cure ?
Pas forcément. Une cure quand des œdèmes et des varices sont présents peut être pertinente, mais elle s’adresse aussi aux personnes ayant des lourdeurs dans les jambes, des gonflements modérés, des crampes nocturnes ou des fourmillements, même en l’absence de grosses veines apparentes. Le plus utile reste un avis de phlébologie pour évaluer la situation.
Au bout de combien de temps ressent-on un soulagement des jambes lourdes ?
En général, les premiers effets sont ressentis au bout de quelques jours, avec des jambes moins pesantes en fin de journée. C’est cependant sur la totalité des 18 jours que les résultats se stabilisent. L’effet se prolonge ensuite plusieurs mois, surtout si les conseils de marche, de compression veineuse et d’hygiène de vie sont suivis.
Pour mieux comprendre le rôle de l’eau thermale et des soins dermocosmétiques sur les peaux sensibles ou fragilisées par l’insuffisance veineuse, vous pouvez lire l’article Avis des dermatologues sur les produits La Roche-Posay : ce qu’il faut retenir, qui détaille les avis d’experts et les usages recommandés.








